Dossier d’adoption

Dossier d’adoption

Traductions assermentées de dossiers d’adoption

Certains documents, qui doivent être traduits dans une langue étrangère, doivent l’être par un traducteur assermenté. C’est le cas notamment des dossiers d’adoption, car nombre d’entre elles se font dans des pays étrangers comme la Thaïlande, les Philippines, mais aussi dans d’autres pays anglophones. C’est pour cela qu’il est important que toutes les traductions qui sont effectuées le soient par des traducteurs qui ont obtenu un agrément auprès de la Cour d’Appel de la ville où ils exercent. Cet agrément est nécessaire et on dit d’un traducteur qu’il est assermenté car il prête serment au Tribunal et est désigné comme « Expert Judiciaire près la Cour d’appel ». En règle générale, ces traducteurs assermentés sont répertoriés sur une liste officielle et nationale mise à la disposition des juges afin d’être appelés dans diverses affaires relevant de leurs compétences. Cette liste est mise à jour chaque année par le bureau de la Cour de cassation. Pour pouvoir réaliser une traduction assermentée, le traducteur doit impérativement être en possession de l’original et établir la traduction en plusieurs exemplaires originaux sur lesquels il est impératif que figure « traduction certifiée conforme à l’original » ainsi que son cachet personnel, la date et sa signature. Il faut compter un délai variant de 24/48h afin d’obtenir une traduction assermentée car ces documents doivent parvenir à l’intéressé par courrier et ne peuvent en aucun cas être transmis par voie informatique. Le délai sera variable en fonction de la quantité de documents à traduire. La certification de la traduction, qui doit comporter un numéro bien précis, permet à celui qui en est en possession de pouvoir vérifier que ladite traduction a été effectuée par une personne agréée par l’autorité judiciaire et est donc par là-même recevable dans un Tribunal quel qu’il soit et ce pour n’importe quelle raison.

Les obligations du traducteur assermenté

Elles sont multiples et très importantes. La loi oblige les traducteurs qui ont voulu se faire inscrire sur la liste des traducteurs assermentés à suivre des formations spécifiques afin d’être assurés que leurs connaissances sont conformes à ce qu’elles doivent être pour exercer ce métier. Il faut également que le traducteur assermenté fasse lui-même la démarche de se faire réinscrire tous les cinq ans sur les listes que possède la Cour d’Appel. Sans cela, le traducteur assermenté en est rayé d’office. S’il existait un code du traducteur assermenté pour tous les pays, on pourrait dire que le traducteur assermenté doit faire preuve d’impartialité. En effet, il ne doit en aucun cas juger le document sur lequel il travaille et ne doit pas émettre d’opinion personnelle. Dans la même veine, le traducteur assermenté est tenu au secret professionnel au même titre qu’un avocat par exemple. Il ne doit en aucun cas divulguer les informations qu’il aurait acquises en effectuant la traduction d’un document. En tout état de cause, le traducteur assermenté doit posséder un nombre suffisant de diplômes prouvant de ses capacités à traiter tous les documents, et ce, quelque soit la complexité du langage employé. Que ce soit du langage technique ou commercial bien spécifique, il doit être en mesure de manier aussi bien le Français que la langue dans laquelle il a été choisit pour traduire les documents. Une précision à apporter tout de même : non seulement le traducteur est assermenté pour sa fonction mais également pour la fonction d’interprète, car il peut être appelé aussi pour ses qualités d’interprétariat, ce qui est assez intéressant pour les personnes qui adoptent car beaucoup ne connaissent pas la langue du pays dans lequel ils se rendent et souhaitent avoir avec eux une personne capable de les accompagner dans ce long périple.

Les dossiers d’adoption

Les dossiers d’adoption représentent un cas très précis de la traduction assermentée et font partie de ceux qui sont peut-être les plus difficiles car il faut respecter un ordre bien défini des documents et ne pas omettre une seule pièce, sous peine de se voir refuser son dossier. Aussi, il est très important de bien choisir son traducteur qui traduira non seulement les documents dans la langue du pays vers le français et vice versa, mais également en anglais. Ainsi, le traducteur assermenté devra mettre son tampon sur tous les documents traduits qu’ils soient en anglais, en thaï, dans une autre langue ou encore en français, même si cette langue est celle du pays d’origine des parents adoptants. Lors d’une adoption dans les pays asiatiques, non seulement il faut faire appel à un traducteur assermenté tout au long de la procédure d’adoption, qui dure de 6 mois à deux ans voire plus, mais une fois rentré en France avec son enfant adopté, il faut encore faire traduire les documents possédés une ultime fois en français. Il s’agit du certificat d’abandon, certificat de naissance et enfin celui d’adoption définitive. Suivant les accords conclus entre les différents pays autorisant l’adoption et la France, il est fort possible qu’en plus de la traduction assermentée, soit demandée la légalisation. En effet, s’il n’y a aucune convention particulière à ce sujet entre le pays d’adoption et la France, ils ne sont pas tenus d’accepter le dossier d’adoption, sauf si celui-ci est légalisé. Pour obtenir une légalisation d’un document traduit par un traducteur assermenté, il faut d’abord qu’il passe par le Ministère des Affaires Etrangères et ensuite par l’Ambassade de France ou le Consulat dans le pays concerné. L’Association qui s’occupe de l’adoption sera à même d’informer les adoptants à ce sujet. Une liste des pays ayant signé une convention est également disponible au Ministère des Affaires étrangères.

Coût d’une traduction assermentée

Il n’est pas aisé de déterminer le coût d’une traduction assermentée pour un dossier d’adoption, qu’il soit en Thaïlande, dans les Philippines ou autre pays étranger car cela dépend de la rareté de la langue, de la longueur des documents et également du délai demandé pour la traduction, car il faut penser que les documents doivent être des originaux, donc déposés en main propre ou alors envoyés en recommandé avec accusé de réception et donc compter des délais postaux plus ou moins longs. Il faut également penser aux différentes traductions, car même si au départ, le dossier d’adoption est à traduire en thaï par exemple si le pays où l’enfant adopté est la Thaïlande, lorsque l’enfant est adopté et prêt à rentrer en France, il faut ensuite que le dossier soit traduit du thaï en anglais (langue considérée comme universelle) et de l’anglais en français. Ne pas se contenter, donc d’un traducteur qui ne saurait traduire que le thaï et pas le reste car la multiplication du nombre de personnes impliquées dans un dossier d’adoption multiplie également les démarches et potentiellement le nombre d’erreurs. Les traducteurs assermentés, de part leur serment, sont en droit d’appliquer des tarifs plus onéreux que les traducteurs non assermentés. En effet, le traducteur assermenté engage sa réputation car il appose son cachet et sa signature sur le document traduit. Il se doit donc d’être sans reproche, surtout dans le cadre d’une adoption car les pays étrangers supportent mal les erreurs qui peuvent rapidement devenir des erreurs diplomatiques. Toutes ces raisons font qu’il est difficile de se rendre compte du coût d’une traduction assermentée, spécialement dans le cadre d’un dossier d’adoption, car cela ne représente pas les documents les plus demandés et surtout chaque dossier est unique et ne s’adresse pas au même pays. Chaque cas est donc traité individuellement.

Thaïlande, Philippines, Pays anglophones

Les traductions assermentées demandées pour les dossiers d’adoption aux Philippines doivent être nécessairement traduits en anglais. Il faut ensuite faire légaliser les documents par la section adéquate du Ministère des Affaires Etrangères, car les Philippines n’ont pas signé d’accord ou de convention concernant les traducteurs assermentés. Les copies certifiées conformes peuvent être admises comme des originaux sauf pour les documents que l’on ne peut dupliquer, comme les pièces d’état civil, mariage et casier judiciaire. Il est très important que la rigueur soit de mise et qu’il y ait un respect de la traduction car entre les différents services des Philippines, une interprétation de traduction peut tout de suite conduire à l’échec du dossier. Les photos apparaissant dans le dossier doivent avoir une légende en anglais afin que les personnes traitant le dossier puissent savoir de qui ou de quoi il s’agit (en effet, dans le dossier d’adoption, il faut fournir au moins huit photos de membres de la famille ainsi que de la future maison de l’enfant adopté). Les traductions assermentées faites pour les dossiers d’adoption en Thaïlande sont demandées soit en thaï soit en anglais. De toutes les manières, si la traduction est faite en thaï, il faudra ensuite refaire une traduction totale du dossier accepté en anglais afin de retourner en France, puis, une fois en France, refaire traduire le tout en français. C’est ce qui peut aussi expliquer les délais parfois tellement longs pour l’adoption car l’administratif est très lourd. Il n’y a guère de différence en ce qui concerne la traduction assermentée pour les pays cités ci-dessus ainsi que pour les pays anglophones, ce qui diffère souvent c’est le surplus de papiers administratifs à faire tamponner pour les faire légaliser dans le pays étranger s’il n’y a pas eu de convention préalable avec la France.

Traducteur expérimenté

Les dossiers d’adoption comportent des documents très importants qui résument la plupart du temps toute la vie des parents qui adoptent, et c’est pour cela qu’il ne faut pas confier la tâche de la traduction au premier venu. Ces dossiers ont souvent été longs à constituer et sont porteurs de toutes les espérances de ces personnes qui souhaitent donner sa chance à un petit être humain, ailleurs. L’attente a souvent été longue avant d’arriver à l’agrément d’adoption, il n’est pas nécessaire de tout compliquer en se trompant de personne qui traitera son dossier. La justice est là pour y veiller et ne simplifie pas la tâche des traducteurs assermentés puisqu’ils doivent eux-mêmes renouveler leur assertion, donc réitérer leur demande et être de nouveau agréés pour effectuer ce métier passionnant, mais somme toute fait de relations éphémères, surtout en ce qui concerne les dossiers d’adoption. Mais généralement, les parents adoptants n’ont pas vraiment à se soucier de chercher eux-mêmes un traducteur assermenté car les associations s’occupant des formalités d’adoption fournissent, de manière courante, le nom de personnes de confiance auxquelles elles font régulièrement appel. Heureusement, car le parcours est tellement jonché de difficultés qu’il serait dommage qu’une traduction empêche qu’un enfant trouve enfin des parents. Le métier de traducteur assermenté exige une maitrise parfaite de sa langue maternelle, ainsi qu’une préparation à l’Ecole des Interprètes et traducteurs qui se trouve à Paris et qui est une des écoles les plus réputées. Il en existe bien d’autres dans différents pays et il est tout autant conseillé aux personnes voulant exercer le métier de traducteur assermenté de sortir d’une de ses écoles. Grâce à l’apprentissage spécifique de ces écoles, le travail du traducteur sera mené de manière à rester le plus fidèle possible à la transcription qu’il réalise. Encore un gage rassurant pour les parents qui font appel à ses services.