Relevés de notes

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La traduction assermentée

Une traduction assermentée ou traduction certifiée consiste en une traduction d’une document officiel réalisée, comme son nom l’indique, sous serment. Cette traduction se doit d’être conforme et semblable aux documents initiaux (documents exigés par les consulats étrangers : actes d’état civil, permis de conduire…) et doit être réalisée par un expert traducteur préalablement déclaré auprès de l’autorité judiciaire pour être entièrement recevable. C’est le procureur de la République, lors de la prestation de serment, qui est chargé de déclarer officiellement les traducteurs certifiés aptes à exercer et leur autorise l’utilisation du cachet «certifié» indispensable à une traduction normalisée. Pour que sa prestation soit validée, le traducteur assermenté doit posséder des qualifications professionnelles et maitriser une ou plusieurs langues sur le bout des doigts. Par ailleurs, la loi impose des formations obligatoires à tous les traducteurs inscrits sur la liste de la cour d’appel. Ces formations très spécifiques leur permettent d’acquérir les qualités professionnelles requises et de se familiariser avec leur fonction. Elle contraint également à renouveler son inscription sur les listes tous les cinq ans. Les fonctions de l’expert traducteur ne se résument pas à la simple transcription d’actes de naissance, de permis, de testaments ou encore d’actes médicaux, il est habilité à certifier tous documents susceptibles d’avoir une quelconque utilité devant la justice ou les autorités administratives. De même, il est fréquemment sollicité pour des travaux de traduction qui ne se rapportent pas à sa certification officielle ou au domaine juridique. Des entreprises ou des particuliers peuvent très bien faire appel à lui pour n’importe quel travail de traduction, à condition, évidemment, qu’il pratique la langue souhaitée. D’autre part, il n’est pas rare qu’il choisisse de se spécialiser sur une compétence ou un secteur précis comme l’économie, la science, la médecine… Pour qu’une traduction officielle soit jugée recevable, elle doit être évidemment entièrement conforme à l’original, indiquer la mention «traduction certifiée conforme», être datée, signée par «l’expert agréé par la Cour de Cassation» ou «la Cour d’Appel» et cachetée à l’aide du sceau du traducteur. Il doit également mentionner le numéro d’enregistrement unique de la traduction et fournir l’original. Ces précautions permettent d’identifier le traducteur du document, de contrôler son habilitation mais ne garantissent pas pour autant la qualité du résultat ni son réel professionnalisme.

Concordance relevés de notes

Le domaine de compétences du traducteur certifié est riche et lui permet notamment d’être opérationnel et réactif selon la demande. Dans le cas particulier où un étudiant veut partir étudier à l’étranger, il est courant que le système exige une traduction assermentée de ses bulletins de notes et/ou diplômes. Le professionnel est alors entièrement habilité à répondre à cette requête. Car il ne faut pas croire qu’il suffit de traduire quelques mots sur un bout de papier, les systèmes de notations scolaires des pays anglophones et de la France n’ont pas du tout le même fonctionnement. Dans l’optique d’une ouverture complète des frontières en son sein et d’une normalisation générale, l’Union Européenne a fait un pas de géant en ce qui concerne les équivalences de notation. Le système ECTS (Système européen de transfert et d’accumulation de crédits) qui a pour finalité de simplifier la lecture et l’analogie des systèmes scolaires des différents pays européens a élaboré une échelle de notation comparative permettant de traduire fidèlement une note brut d’un établissement à un autre à l’aide de coefficients. Même si sa précision n’est pas exemplaire, elle facilite considérablement l’échange estudiantin au sein de l’Union Européenne. Dans les pays anglophones, Grande-Bretagne comprise, les barèmes de notation sont là aussi très différents selon le pays et contrairement à l’Union Européenne, il n’y a aucun système de comparaison des notations permettant une réelle transparence. Pour autant, il existe une équivalence qui profite aux traducteurs assermentés dans le cadre d’une traduction de bulletin de notes pour un pays anglophone. L’Australie emprunte son système de notation à l’Asie et au Canada en comptabilisant les notes à l’aide d’un pourcentage (20/100, 50/100). Elle conserve toutefois son héritage anglais en usant également les lettres (de A à F) pour les petits niveaux. Aux États-Unis, le barème de notation est le même durant toute la scolarité de l’étudiant. Composé des lettres A, B, C et F, il n’est pas le plus précis au monde. Cependant, il arrive que les professeurs tempèrent à l’aide de + ou – (A-, B+…), ce qui permet de faciliter l’équivalence avec nos notes plus précises (A à A+ : 18-20, A à A- : 15-16, B à B+ : 12-14…).

Équivalence des diplômes

Chose importante à préciser, les noms des diplômes ne se traduisent pas à proprement parler. Le traducteur assermenté en charge de reproduire le document original formule une équivalence du diplôme en fonction du pays et de son système scolaire. Comme mentionné auparavant, L’ECTS, développé dans le cadre d’Erasmus pour créer des concordances entre les différents programmes d’études européens, permet, en plus de normaliser les notations, d’attribuer à chaque composante d’un programme scolaire un nombre de crédits basé sur la quantité de travail à effectuer par l’étudiant. Ce procédé constitue un outil qui fluidifie considérablement la gestion administrative des échanges universitaires. Son fonctionnement s’articule autour de trois documents clés : un catalogue regroupant les différents diplômes dispensés par l’établissement, les détails des évaluations, la qualité de vie sur place…, le contrat d’études contenant la liste des cours ainsi que les crédits associés à chaque discipline et le bulletin de notes. Le décompte des crédits part sur le principe qu’un crédit est égal à 25 à 30 heures de travail et qu’un an de cours vaut 60 crédits. Ce mode d’accréditation comporte tout de même une marge d’erreur significative puisqu’elle raisonne comme si chaque année de travail, tous niveaux et institutions supérieures confondus, comporte le même temps de travail et donc vaut le même montant de crédits (exception pour l’année de master spécialisé qui vaut 75 crédits). Une fois sorti de l’Union Européenne, les étudiants francophones souhaitant étudier dans un pays anglophone et inversement n’ont pas la tâche aussi facilitée. Dans le cas d’un échange etudiant entre le Canada et la France, qu’il s’agisse du Quebec ou du Canada, il n’existe pas d’équivalence propre avec les diplômes français. Toutefois, au moment de votre inscription dans l’université de votre choix, les services d’admissions peuvent vous faciliter la tâche en vous précisant les documents à fournir, les traductions assermentées à réaliser et l’éventuelle correspondance de vos diplômes français. Il existe également des agences sur le territoire qui se conforment à la «Recommandation sur les procédures et critères d’évaluation des qualifications et des périodes d’études étrangères» présente dans la convention de Lisbonne de 1997. Comme pour le Canada, il n’existe aucune équivalence officielle entre les diplômes français et américains. Le système universitaire américain est bien moins centralisé qu’en France et présente de trop grandes dissemblances. La valeur qualitative des diplômes et leur difficulté varient significativement d’une université à l’autre. Il appartient donc à l’université de votre choix de formuler les documents requis pour l’inscription et le niveau auquel vous appartenez. Ici encore, le traducteur assermenté sera requis. L’Australie, quant à elle, a signé l’Accord de Lisbonne visant à établir une équivalence entre les diplômes et les qualifications européens. Pour ne citer que les plus communs, le BTS correspond alors aux Diploma/Advanced Diploma des Ecoles d’enseignement technique, le DUT aux Associate degrees, la Licence au niveau du Bachelor Degree, le Master au Master Coursework et le Doctorat au Doctorate-PhD.

Marche à suivre pour un anglophone voulant étudier en France

Étudiants étrangers, vous souhaitez effectuer une ou plusieurs années d’enseignement supérieur sur le territoire français, voici la procédure à suivre. Tout d’abord, avant même de se lancer dans l’aventure, il est conseillé de bien appréhender l’environnement universitaire français, son fonctionnement, ses formations, son déroulement ainsi que le coût et les aides au financement éventuelles, même si la France est connue pour ses frais de scolarité faibles face aux universités étrangères. Ensuite, dans le cadre de la procédure d’admission préalable, vous devrez passer un test de compréhension de la langue française dispensé par le CIEP (Centre International d’études pédagogiques). Dans un même temps, vous devrez retirer le dossier d’admission préalable à l’ambassade de France de votre pays de résidence ou sur Internet entre le 1er décembre et le 31 janvier précédant l’année universitaire demandée. Dans ce dossier, de nombreuses pièces sont demandées, elles dépendent de la nature de votre demande (votre grade, votre pays d’origine, l’université d’accueil…). Dans tous les cas, il vous sera demandé une photocopie de votre carte d’identité, différents formulaires concernant votre demande, les photocopies des diplômes obtenus dans le pays d’origine avec leurs traductions certifiées ainsi que les photocopies des justificatifs de scolarité tels que les relevés de notes, certificats de scolarité suivis de leurs traductions certifiées. En France, il n’existe pas de principe juridique d’équivalence entre les diplômes étrangers et ceux délivrés par le ministère de l’Education. Toutefois, les états membres de l’Union Européenne et de l’EEE ont adhéré à une convention qui permet une reconnaissance des diplômes à l’aide d’un système d’unités (ECTS). Pour les étudiants qui ne font pas partie de ces pays, il leur faudra obtenir une attestation de comparabilité auprès du centre NARIC ou ENIC français. A l’aide d’une grille d’analyse, il va évaluer le diplôme par rapport au système français et le rattacher au niveau le plus proche, sans pour autant réaliser une équivalence. Évidemment, l’obtention de toutes ces pièces demande un délai mais également un coût qu’il faut anticiper afin de rendre le dossier complet avant la date limite du 1er février à l’ambassade de France ou directement à l’établissement destinataire. Il faut également penser à faire la demande d’un visa d’entrée sur le territoire français. Dans le cas où les études dépassent trois mois, il faut demander un visa de long séjour, ou s’il est inférieur à trois moins, un visa de court séjour portant la mention «étudiant-concours». Dans ce genre de dossier, il n’est pas rare de devoir fournir une traduction assermentée de l’acte de naissance et éventuellement de la carte d’identité.

Marche à suivre pour un français souhaitant étudier dans un pays anglophone

Vous êtes étudiant ou sur le point de passer votre bac et vous comptez effectuer tout ou partie de vos études supérieures dans un pays anglophone afin de parfaire votre anglais, sachez que la procédure est longue et demande beaucoup d’anticipation. Avant tout, le gros travail consiste à se renseigner sur les formations du pays de votre choix et l’éventuel «accord» ou «entente» entre la France et ce pays en ce qui concerne l’échange universitaire. Pour exemple, le Programme ORA (Ontario Rhône-Alpes) est un programme qui permet aux étudiants de la région Rhône-Alpes d’effectuer une période universitaire d’un à deux semestres dans l’université d’Ontario qui donnera son accord. Les avantages de ce programme sont nombreux : exonération des frais de scolarité, un encadrement conseil, une bourse de mobilité de 300€/mois… Généralement, les échanges entre le Canada et la France sont facilités selon la province ou le territoire. Si vous avez choisi une université canadienne pour la continuité de vos études universitaires, il est recommandé de rassembler les documents et renseignements nécessaires à l’inscription au moins un an avant l’année demandée. Ensuite, vous entrez en contact avec l’école qui vous communiquera les détails et le dossier complet d’inscription. En ce qui concerne le Royaume-Uni et l’Irlande, ils ont adopté le système d’uniformisation des diplômes LMD (Licence-Master-Doctorat) de l’Europe. Cependant, leurs grades conservent certaines particularités qui nécessitent tout de même une équivalence à l’aide de la procédure ECTS (par crédits) et qui requièrent de remplir certaines conditions pour y entrer. Pour intégrer une université anglaise, il faut obligatoirement passer le test du type TOEFL ou IELTS qui évalue le niveau d’anglais et obtenir en moyenne un résultat de 80/120 (différent selon les universités). Les inscriptions de niveau Undergraduate, de novembre à mi-janvier, sont centralisées sur le site internet UCAS. Si la traduction des diplômes et relevés de notes ne sont pas systématiquement exigées, il faudra tout de même faire traduire par un traducteur assermenté les éventuelles lettres de recommandation et lettre de motivation (si originale non rédigée en anglais). Pour l’Australie et les Etats-Unis qui possèdent un système universitaire propre, il faut prendre contact avec l’université en question pour connaitre ses conditions d’admissions. Pour ce qui est de la reconnaissance des diplômes, il faut entrer en contact avec le centre NARIC ou ENIC du pays, sinon avec l’ambassade de France sur place. De manière générale, de nombreux organismes et associations en France proposent d’aider les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études à l’étranger. Elles mettent à disposition des informations sur le pays de destination, mais aussi des conseils et proposent un encadrement pour l’inscription.

Coût et délais d’une traduction assermentée

Si le recours au service d’un traducteur assermenté est courant voire indispensable lors d’une inscription à une université étrangère, il ne faut pas oublier que ce service a un coût et demande un temps de réalisation en fonction des besoins. En effet, tous les documents et écrits n’ont pas la même valeur, le même format, la même complexité, ce qui peut faire varier leurs prix du simple au triple. Pour trouver un expert traducteur compétent et fiable, il suffit de se renseigner auprès des services culturels des ambassades à Paris, des préfectures, des tribunaux et des mairies qui disposent d’une liste de professionnels. Autrement, de nombreux traducteurs, indépendants ou non, sont joignables par Internet via leurs sites web. Il est recommandé pour quelques travaux de traduction que ce soit de solliciter différents professionnels afin de mettre face à face plusieurs devis. Libre à vous ensuite de choisir celui qui propose le meilleur résultat au prix le plus compétitif. Cela dit, il faut savoir que la traduction assermentée n’est pas une simple traduction mais, dans l’exemple précis de la transcription des diplômes, un travail reconnu devant les tribunaux et autorités administratives qui valide les acquis et les formations au niveau international et réalisé par un expert ayant reçu les accréditations officielles. Voilà pourquoi les tarifs moyens pratiqués par la traduction certifiée sont notablement plus élevés par rapport à une traduction basique. En règle générale, les tarifs d’une traduction sont exprimés à la page pour les documents de type certificat (diplôme, acte…) et au mot pour les écrits plus longs. En ce qui concerne la traduction assermentée, il n’est pas toujours possible de fixer un prix unique en fonction de la page ou du mots car chaque écrit ou mot ne demande pas le même travail de réflexion ni le même délai d’exécution. Son prix met en jeu différentes circonstances : d’abord la complexité du texte, s’il est simplement informatif ou s’il nécessite des recherches de la part du traducteur, mais aussi son format (texte simple sans mise en page ou texte codé), puis les besoins du client, les contraintes qu’il va ajouter (logiciel, contrainte de longueur, document publié…) et enfin l’urgence du travail (peu urgent, prioritaire jusqu’au travail nuit et week-end). Tout cela va avoir un impact sur le devis final de votre commande. Les tarifs pour une traduction certifiée en France vont en moyenne de 50 à 65 euros par page mais comme dans n’importe quel marché, il existe des individus ou des agences qui cassent les prix. Une fois de plus, méfiance, le prix gage souvent de la qualité. Vous devez vous assurer de l’éligibilité du travail rendu mais aussi de son efficacité et de son délai pour passer commande auprès de ces traducteurs «low cost». Ce n’est pas souvent le bon calcul de choisir de payer un peu moins cher un service auprès à d’une personne peut être moins qualifiée et moins efficace.

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